Jbeil, priorité à la réglementation de la construction et aux espaces verts

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Jbeil, vue du vieux port et la citadelle © Sana Kanaan

Nommée « ville résiliente » par la fondation Rockefeller en décembre 2013, Jbeil (Byblos) accueille désormais le premier « Bureau de la résilience » du Moyen-Orient. Une institution visant à faire de l’historique cité libanaise un exemple à suivre en matière d’urbanisme et de préservation culturelle. Article de Sarah Diep, Orient-Le-Jour.

Le but de ce projet est d’encourager les villes prêtes à faire preuve de résistance face aux défis sociaux, économiques et physiques auxquels est confronté notre monde de plus en plus urbanisé. Choisie pour sa valeur historique et le dynamisme de la municipalité au niveau de ces thématiques, Byblos a inauguré jeudi dernier le premier « Bureau de la résilience » du Moyen-Orient. M. Tony Sfeir, membre du conseil municipal, désigné par le président de ce conseil, Ziad Hawat, a pris la tête du bureau et dirigera les efforts de Byblos en matière de résilience pour la cité. Son rôle sera de rassembler tous les acteurs concernés afin de mettre en place une stratégie de long terme.

Les priorités de la collaboration entre Jbeil et la fondation Rockefeller sont d’abord la préservation de l’héritage culturel et l’élaboration d’un système de transport en commun efficace et d’un système d’information géographique permettant d’obtenir les statistiques nécessaires à la réalisation des projets urbains. La ville se développant très vite, « il faut réglementer la construction, assurer la sécurité des bâtiments et prévoir des espaces verts. Il faut être écologique et utiliser de nouvelles énergies précise Tony Sfeir.

Réputée pour sa vocation culturelle et touristique, Jbeil pourrait aussi se présenter comme un exemple à suivre au Liban et dans tout le Moyen-Orient.(…) Loin de tomber dans le piège de la ville-musée, Jbeil se bat pour rester vibrante. Après avoir mené à bien la rénovation des façades du centre historique et la construction d’un stade sportif, la ville envisage maintenant, avec l’aide de la fondation Rockefeller et de ses sponsors, l’ouverture à tous du parc archéologique, l’aménagement de zones piétonnes, de pistes cyclables, l’élaboration d’un système de transport propre.

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